Un médecin contractuel du CHU de Nice a été jugé pour avoir installé un keylogger sur le PC de ses collègues

Le service informatique du CHU du Nice a découvert en novembre 2013 qu'un enregistreur de frappe (keylogger) était installé sur les ordinateurs de deux praticiens hospitaliers (PH).

Une enquête a été menée dans le but de déterminer le responsable de l'installation de ce logiciel malveillant. Cette dernière a conduit à la perquisition du domicile d'un médecin contractuel du même CHU chez qui les enquêteurs ont découvert la présence d'un keylogger sur une clé USB et sur un ordinateur portable ainsi que des captures d'écran réalisées sur les ordinateurs professionnels des deux praticiens hospitaliers.*

La cour d'appel d'Aix-En-Provence l'a poursuivi pour accès frauduleux à tout ou partie d'un système de traitement automatisé de données, atteinte au secret des correspondances émises par voie électronique et détention sans motif légitime d'équipement, d'instrument de programme ou données conçus ou adaptés pour une atteinte au fonctionnement d'un système de traitement automatisé.

Le coupable a par la suite reconnu avoir acheté un keylogger sur internet et l'avoir installé sur l'ordinateur des praticiens hospitaliers afin de voler des emails pouvant l'aider dans le cadre du litige porté devant l'ordre des médecins l'opposant à un professeur. Par ailleurs, le délinquant a admis que le keylogger lui avait permis de récupérer les identifiants de leur messagerie et ainsi accéder à leurs emails. 

Enfin, la cour d'appel d'Aix-En-Provence a condamné le médecin contractuel à quatre mois d'emprisonnement avec sursis, a ordonné la confiscation des scellés et s'est prononcé sur les intérêts civils.