[Nouvelle-Zélande] Une étude universitaire révèle que 90 % des applications de santé prescrites par les professionnels de santé transmettent des données à caractère professionnel à des tiers, incluant Facebook et Google

Des chercheurs de l'Université de New South Wales et de la Harvard Medical School ont examiné une série d'applications très utilisées en e-santé, au regard de la protection des données à caractère personnel. L’étude internationale a ainsi révélé que sur un échantillon de 36 applications examinées, 33 communiqueraient automatiquement des données à caractère personnel de santé à des tiers, dont 29 directement à Facebook ou Google.

L’étude intervient dans un contexte où les médecins généralistes "prescrivent" de plus en plus une sélection d’applications à leurs patients. L’objectif premier visé est de faire de ces applications un substitut du médecin, particulièrement pour les personnes souffrant de grande anxiété vis-à-vis de leur état.

Par ailleurs, l'étude aurait révélé que, sur ce même échantillon, seulement 12 applications disposeraient d'une politique de confidentialité. L'étude souligne, par ailleurs, que cette proportion est à mettre en parallèle avec les 350 000 applications disponibles aujourd’hui sur les boutiques en ligne.

Sur cette étude, certains experts du domaine de l’e-santé santé regrettent qu’il n’existe pas à l’heure actuelle un suivi réglementé des applications comme il en existe déjà pour le secteur du médicament. En Nouvelle-Zélande, des initiatives privées existent déjà pour assurer ce suivi applicatif, sans toutefois prendre en compte leurs impacts au regard de la protection des données.