Une étude comparative internationale publiée par la fondation Bertelsmann Stiftung présente l'état de la dématérialisation des systèmes nationaux de santé de 17 pays

Une étude comparative internationale publiée par la fondation allemande Bertelsmann Stiftung à la fin du mois de novembre s'est intéressé à l'avancement de la dématérialisation des systèmes de santé nationaux. Pour l'évaluation d'une telle performance, l’étude comportait 150 questions réparties sur 34 indicateurs posées aux acteurs de la santé au sein de 14 pays de l’Union européenne, dont la France, et 3 pays de l’OCDE. En tête de cette étude figurent l’Estonie, le Canada, le Danemark, Israël puis l’Espagne avec une transition numérique de leurs services de santé évaluée entre 70 et 80 %. La dématérialisation du système français est pour sa part évaluée à 30%, amenant la France en quinzième place du classement.

Parmi les 22 critères spécifiques à la sécurité et au traitement des données, sont concernés les domaines suivants : la gestion de la réglementation des droits d'accès aux dossiers patients informatisés et les mesures techniques concernant la protection des données à caractère personnel de santé, la mise en œuvre d’un dossier médical patient comme le dossier médical partagé (DMP), la mise en place d’applications mobiles de télémédecine et de suivi connecté, la qualité de l’information disponible en ligne, l’automatisation et l’interopérabilité entre les différents établissements de santé, la disponibilité des données à des fins de recherche ou de statistiques ou encore l’échange entre les professionnels de santé. Le rapport note par ailleurs que l'échange en France de données à caractère personnel de santé entre médecins libéraux se fait sous forme de courriels, principalement par l’intermédiaire d'une plateforme de messagerie sécurisée (MSSanté).

Concernant l’évaluation du système français, la fondation semble cependant avoir omis le déploiement important du DMP comme outil favorisant la dématérialisation des dossiers patients. Par ailleurs, le CI-SIS, la PGSSI-S, la mise en place de la certification HDS et les obligations propres au Règlement de la protection des données (RGPD) ne semblent pas non plus avoir été suffisamment pris en compte.